51e - 52e Paracha : Nitsavim - Vayélékh "Tous debout" - "Et il alla" Devarim (Le Deutéronome) 29, 9 - 31, 30 4 Etudes
Placés tous ensemble face aux
choix du bonheur
(Cette page, comportant des caractères saints de la Torah, les respecter en la plaçant en lieu décent ou dans une guéniza).
De nombreuses années, pour les motifs d'organisation du calendrier juif (voir ici), les deux parachiyotes Nitsavim et Vayélékh, sont groupées. Ce qui le permet, c'est que leur sens est relié et nous allons ainsi parler globalement des deux parachiyotes. Le texte de cette étude est long et difficile pour plusieurs motifs : I - LES BASES DE LA PARACHA Un problème : amour ou malédiction ?
Les deux mitsvotes : l'union et l'adhésion Il y a deux mitsvotes dans la paracha Vayélékh, et ce sont les deux dernières de la Torah :
Sens de la première mitsva. Le peuple
Sens de la deuxième mitsva.
De plus, chaque partie a également les caractéristiques de l'ensemble, si bien que le verset cité ci-dessus concernant la collectivité s'applique aussi à chacun, dans sa particularité que l'autre ne possède pas. Il importe donc, ici, de réfléchir aux applications concrètes de cela dans notre regard vers autrui, dans chacune de nos relations, dans les relations quand nous évitons tel Juif ou telle partie de la communauté. La Torah s'ouvre sur la lettre (le béit, de valeur chiffrée 2) pour nous montrer que toute réalité a deux composantes, comme un couple ; ainsi, ces deux dimensions apparemment contradictoires des deux mitsvotes (Torah et peuple) ne peuvent pas être dissociées, c'est pour cela que la Torah doit être à la fois entendue en collectivité, et que chacun doit l'écrire selon le propre style de son écriture. Le peuple et la terre : supports de LA présence
Il ne s'agit pas seulement d'égalité, c'est une égalité qui porte la présence importante : l'homme et le divin sont reliés ; voilà pourquoi, dit le Chla, le sol de la terre du Saint (adama) et le nom de l'homme (adam) sont de la même racine. Ajoutons que la lettre hé qui termine le mot adama, sol, réfère davantage à la Présence divine, peut-être parce que la passivité apparente de la nature réfère davantage au Créateur tandis que cette Présence divine n'est apparente dans l'homme que s'il lui donne librement place, c'est le thème de notre paracha. Donc, le trio essentiel (Torah-peuple-terre comme lieux de la présence divine) n'est pas une idéologie récente du courant sioniste religieux actuel. C'est la base commune de la Torah, quand elle s'ouvre comme un éventail pour nous montrer tout son enseignement. Le lien comme tension
La tension dans l'amour
L'aujourd'hui, hayom
II - LE DÉPLOIEMENT DES BASES DE LA PARACHA Toute la Torah est-elle accessible ? A partir de là, se comprennent divers points sur lesquels la paracha insiste : Le pouvoir de l'homme
L'équilibre humain dans les voies de la connaissance
1. il est dit : mi yaâlé lanou hachamayima, "qui montera pour nous aux cieux ?" (30, 12). Cette phrase met en cause la tendance des hommes (j'y reviens souvent) à fuir la réalisation du bonheur personnel, du bonheur communautaire et divin sur cette terre en prétextant la recherche continue de nouveaux saluts idéologiques. 2. la réponse est donnée par les lettres qui ouvrent et
ferment ces mots : en effet, les lettres initiales de cette phrase forment
le mot mila (Mi Iaâlé Lanou
Achamayima, circoncision) et les lettres finales (youd,
q-é, vav, q-é)composent le tétragramme, Nom le
plus élevé de D.ieu à notre portée. Cela veut
nous montrer que -parallèlement à nos aspirations, utopies,
philosophies ou doctrines politiques qui pourraient nous conduire à
des faux messiannismes dangereux ou nous éloigner de la Torah-
nous avons dans cette Torah l'indication des voies les plus concrètes
et corporelles (mila) qui nous permettent de vivre en contact réel
avec les dynamiques divines qui structurent le monde et les êtres
: cela nous enseigne que la seule entrée, pour l'homme, qui rend
possible la compréhension véritable de la Torah est la mila,
circoncision. Néant ou Ra'hamim, d'où nous viendra le salut
?
Alors la source de la bénédiction s'ouvre d'elle-même si l'homme a fait ce qu'il a pu, et il est étonné de voir que c’est de l'intérieur même de son angoisse que vient le salut, comme un retournement du mal en bien ; c’est ce que dit le psaume 121 : (méayine yavo êzri) qui se traduit simultanément par "d'où me viendra mon aide" et également par "du néant (ayine) viendra justement mon aide" (par Sa miséricorde) car ce niveau, inatteignable, est celui de la "source" (ayine) de toutes les bénédictions, celle du ratsone et celle du nom Ehié, comme l'indique le Rav Guiqatilia dans Chaâréï Ora. Les "règles du jeu" de l'existence
- Ce qui semble être des bénédictions et malédictions a un rôle fonctionnel : elles montrent à l'homme comment il peut, librement, ouvrir ou fermer lui-même le flux de la bénédiction que Dieu met à notre disposition avec toutes les précisions sur le bon usage des différentes dynamiques de l'homme. - La haftara nous montre le versant positif de ce bon usage et le bonheur qui en découle. Davantage encore, elle nous dépeint le processus de renversement de situation quand l'homme, comprenant ce fonctionnement, parvient par cela à mobiliser les dynamiques de vie. Relions cet ensemble à ce que dit le Chla de la prière. Il choisit de commencer tout son commentaire du Siddour, le livre des prières, par une affirmation étonnante dont il fait la base de toute la prière. Le grand Nom de D.ieu (Hachém) qui se manifeste en quatre lettres dans la Bible et dans la Création se module en quatre écritures, quatre Noms. La clef d'ensemble de cette présentation du Nom divin, sa guématria, est exprimée par le chiffre de 232, qui est la somme numérique de l'ensemble des lettres contenues dans ces quatre Noms. Ce "chiffre", comme l'on parlerait d'un chiffre en langage codé des diplomates, manifeste en lui la puissance et la diversité des processus créatifs qui maintiennent notre monde dans l'existence. Le Juif qui prie retrouve là ce qu'il a apprit dans l'étude de la Torah et il sait que lorsqu'il prie sur les divers noms du Créateur, il travaille activement à la maintenance des mondes par la prière. En liaison avec notre paracha, la force de ce que le Chla dit et qu'il place ainsi en tête (rechite) de tout son commentaire, c'est que ce chiffre de 232 est, simultanément, celui de deux dynamiques que l'on trouve par la guématria de deux autres versets, selon la tradition la plus établie :
Israël maintient la vie du monde
Il ne s'agit pas ici seulement de bénédictions ou de malédictions concernant l'individu ou son peuple juif, mais de la maintenance des structures d'existence physique et matérielle. Car il s'agit surtout du lien à la source de la vie et aux différentes sources de vie dont notre monde a le pressentiment dans ce que nous appelons les "valeurs" qui donnent la saveur et la ligne de sens à l'existence. C'est, ainsi, une maintenance de re-Création continue. De là, il est dit que les étudiants de la Torah maintiennent le monde en existence, et maintiennent la paix dans le monde. Les peuples l'expriment en utilisant à notre endroit l'expression de peuple "élu", mélange de respect et de jalousie tournée en mépris, mauvaise traduction de l'expression âm ségoula (peuple trésor) comme nous venons de le voir ; mais on ne peut pas le reprocher leurs erreurs à ceux qui ne connaissent pas la grandeur des fonctions de ce peuple, ni les richesses de la Torah ; de plus, ils n'ont pas toujours l'exemple du meilleur comportement de chaque Juif qui devrait manifester cette gloire. Un jour, dit le prophète, les peuples comprendront et saisiront chaque Juif par leur vêtement pour leur dire : "initiez-moi à votre connaissance qui est si importante". Un peuple-création
Mais, même lorsqu'il en perd quelque peu la conscience vive ou lorsqu’il choisit d'autres valeurs, son Créateur ne l'abandonne jamais. Cependant, les Juifs ont pu, alors, avoir mis en mouvement la dynamique éducative, automatique et terrible de la malédiction, par leurs erreurs. Par là, nous comprenons aussi que la prière, telle qu'elle est organisée avec précision dans le rythme quotidien et dans les mots, intentions, positions corporelles du siddour est cette partition que suit ce peuple artiste pour maintenir et intensifier l'ordre optimal de cette existence commune et répandre la bénédiction sur le monde. Voilà peut-être pourquoi beaucoup de psaumes (lien ici) du roi David commencent par ce mot La ménatséa'h qui signifie "au chef d'orchestre" tandis que la traduction " au chef des chantres" ne rend pas du tout l'action d'orchestation bénéfique. La joie du Juif importe aux nations
Il est remarquable que les Juifs qui se définissent comme non-religieux chantent également ce verset ; il est universaliste, au sens Juif. C'est que la joie de chaque individu juif importe à l'ensemble du peuple, des nations et de la Création. Et le Juif qui ne le sait pas, le pressent encore avec son âme confuse de Juif, pétrie de tant de générations de science véritable et d'amour du plan de Hachém. Que disent les mots de ce verset, en même temps que la joie commune
ressentie dans ce "haquél", chant commun rassemblé
? Ils disent que Hachém est présent en tout cela,
même si l'homme ne le voit pas, ne le sait pas, ne veut pas le savoir.
Les négateurs
L'union de la joie et de l'être
Pourquoi dis-je cette affirmation si forte et qui peut sembler trop puissante ? Parce que, si les lettres initiales de ces mots de joie (yismé'hou hachamayim vétaghél haarets, "que les cieux se réjouissent et que la terre jubile") disent la présence affirmée de Hachém dans cette joie de ce qui est simplement l’existence, nous voyons aussi que les lettres finales, dans l'ordre opposé, à partir de la dernière lettre, disent le mot tsalmo ("à son image") en référence à notre Création comme homme (femme et homme en un seul être) fait à l’image de son Créateur. L'union banale
Evidemment, cela se vit dans la banalité du quotidien, avec la même simplicité que le glissement du soleil dans le ciel ; c'est ce que dit le Chla quand il répète sans cesse : ‘héléq Hachém âmo (c’est une part de Hachém Son peuple). Il faut voir l'être intérieur profond
La sensibilité à tous
Notre sensibilité peu spontanée à cette joie
Il n'est pas étonnant non plus
que cette approche de la joie naturelle reliée à Hachém
soit éloignée de l'homme moderne : rares, en effet,
sont ceux qui sont "sensibles" à la nostalgie intense de la destruction
de la chambre nuptiale dont le lieu est sur le Har habbaït
(Mont du Temple). La preuve en est qu'après l'avoir
reçue par l'échec même de l'adversaire qui nous avait
attaqués, on l'a abandonnée à sa stupéfaction
à un autre peuple très religieux et rival qui, lui, veut
(à juste titre) monter chaque semaine à Jérusalem
en masse aux chants de "montons à Jérusalem" pour y honorer
D.ieu. Cela ne nous a pas été pris, ce sont nos chefs qui
n'en ont pas voulu, inconscients de l'importance. Par contre, de nombreux
vendredis dans l'année, les Arabes s'y pressent par dizaines de
milliers et, parfois, 2 ou 3 centaines de milliers. Combien
de Juifs y a t-il au Mur alors ? C'est un
peu comme si quelqu'un laissait se perdre ses lettres d'amour que d'autres
lisent et qu'il n'y verrait même pas problème.
Combien de Juifs vivent loin de leur terre, alors qu'un autre peuple
venir y habiter en masse ? Qui ne souffre pas de cela, réellement,
physiquement n'a pas encore bien lu la haftara de Nitsavim. Israël
n'est pas un club méditerranée simplement pour y passer
des vacances. Tout cela s'exprime exactement par cette image qui nous
fait mal. III - UN CRI PATHÉTIQUE DEPUIS LE CENTRE DU JUDAÏSME 1. La paracha est un cri pathétique de Hachém : "choisissez la vie, aimez-Moi puisque Je vous aime ! puisque Je suis votre source et votre joie". C'est -dans la chambre nuptiale- ce cri de la fiancée, mais le fiancé dort, il n'entend pas et va suivre les débats politiques à la télévision. Tout n'est plus qu'un spectacle, que des "informations". Rien de profond. Combien ne perçoivent pas que La Torah va se terminer, Hachém lance cet appel pathétique : Il appelle les cieux et la terre à témoin, ces représentants majeurs de tout couple. Alors, malgré Sa déception, Il devra reprendre tout le chemin depuis le début en reliant la dernière lettre (le l de Israël) de la Torah à la première (le b de Béréchite), pour baser tout -une nouvelle fois- sur le cœur (lév), composé de ces deux lettres laméd et béit, l et b. C'est cette sensibilité que développent nos poèmes. Que de temps perdu dans ce couple, comme dans beaucoup de couples. Quel gachis !
Le Chir hachirim, Cantique des Cantiques, nous décrit cela pour que nous y soyons sensibles, mais on peut aussi ne pas vouloir entendre, et ne vouloir regarder que la beauté de l'amour décrit. 2. Déjà, les nations n'avaient pas voulu entendre cet enseignement-là sur la réalité du monde comme jardin d'Êdén d'amour, alors Hachém s'est choisi une petit peuple en lui créant une histoire qui lui ferait comprendre ce message. Nous, dans ce peuple, entendrons-nous cet appel d'amour ? On pourra se mettre des boules dans les oreilles pour ne pas l'entendre mais on ne pourra pas empêcher la Torah de nous lancer cette supplication pathétique de l'amante : "ouvara'hta va 'hayim, choisis la vie (Dévarim 30, 19), choisis-moi". Je dois dire que j'ai souvent eu très mal quand il fallait absolument demander de la tsédaqa pour des personnes dont la situation matérielle et l'honneur ont coulé subitement sans aucune faute de leur part, et m'entendre utiliser des prétextes multiples pour refuser. Ou quand je demande à des gens qui sont repus de multiples connaissances reçues dans la Torah afin d'en donner un peu à ceux qui meurent de faim, et de constater l'insensibilité de riches envers les pauvres. C'est vraiment: "j'ai placé devant toi la vie et la mort, choisis la vie" (Devarim 30, 19). Il ne reste plus que l'humiliation et la tristesse et la souffrance. Et l'insuffisance devra rester souriante aussi. Par contre, combien nombreux sont ceux, dans le peuple juif qui donnent sans discuter quand Hachém met le pauvre sur leur route avec une seule règle: Hachém le veut et Il sait pourquoi, nous ne sommes que des serviteurs. 3. Pudiquement, les Sages le disent par ces mots : Haqqaddoche baroukh Hou est plein de désir pour les prières des tsaddiqim (Traité Yébamote 64 a) ou Haqqaddoche baroukh Hou est plein de désir pour les conversations des femmes justes, tsidqaniotes (Traité de Jérusalem, Sota 7 a) ou Haqqaddoche baroukh Hou est plein de désir pour les bénédictions des cohanim (Traité Sota, 38 b). 4. Avant de mourir, Moché essaie de nous faire encore entendre cet amour et ce besoin d'amour. C'est ce livre de Dévarim, de plus en plus amoureux, de plus en plus poignant. 5. Le Saint Zohar, poétique, utilise son art pour essayer de faire passer le même message : "Ribbi Chimêone bar Yo'haï dit : la prière de la collectivité monte vers Haqqaddoche baroukh Hou et elle y devient une couronne de plusieurs couleurs sur la tête de Celui qui est le Juste éternel, alors que la prière d'un seul individu ne forme qu'une couronne d'une seule couleur" (I, 167 b). Magnifique ! 6. La haftara utilise également tous les arguments poétiques et musicaux pour nous montrer les avantages de cette vie d'amour avec Haqqaddoche baroukh Hou en collectivité, en rassemblement. 7. Mais, comme dit la fin du Cantique des Cantiques, que peut faire Celui qui aime et donne tout (Haqqaddoche baroukh Hou), face à celui qui n'aime pas assez et qui donne seulement une partie de son argent mais pas son coeur dans l'étude de vérité (Cantique des Cantiques 8, 7) ; celui-là ne recevra que du mépris, même s'il donnait tous ses biens, car Hachém "veut le coeur". Hachém espère cependant que son peuple se réveille
et, prenant consience, dise : karmi chéli léfanaï
(ma vigne est devant moi, ibid. 8, 12). Notre réponse 1. Par contre, me semble-t'il modestement, celui qui s'obstine à ne pas choisir la vie continuera à ne voir dans le réel de l'Histoire du monde et dans l'histoire de sa vie qu'un échec (kéchél) par la lutte entre les puissances d'argent ou de politique, il ne verra alors que les premières lettres (kéchél) de ces trois mots karmi chéli léfanaï (ma vigne est devant moi, ibid. 8, 12). 2. Mais l'homme doit ouvrir son regard, l'élever pour voir le monde avec le regard de D.ieu, depuis Son Lieu, Son maqom, c'est cela que nous enseigne la Torah : éssa êinaï él hé arim méayine iavo ézri, "je lèverai mes yeux vers les montagnes (ou vers les patriarches ou vers les sphères d'En-haut) d'où me viendra mon aide" (psaume 121, 1). Cela semble miser sur le néant, le vide (eïne) mais c'est de cette expérience que vient la vie, non pas du plein de la sensation immédiate. Seule l'expérience du manque et de l'inconnaissance permet d'atteindre à la plénitude. En tout cas, elle aiguise la conscience. 3. On comprend maintenant avec précision pourquoi Hachém disait à Avram (Béréchite 13, 14) : sa na einéhkha ou réé mine ha maqom achér ata qham tsafona vanégva vaqédma vayama, ki éte kol haaréts achér ata roé lékha aténéna ou lézarâkha ad olam. Hachém nous demande (nous paraphrasons) : "élève ton regard, depuis l'endroit précis où tu vis en l'étendant sans quitter le tien jusqu'au lieu qui est la source du tien véritable, c'est-à-dire Moi, et à partir de là regarde toute l'existence en toutes les dimensions et directions, et reliant ainsi ce que tu vis et Ma vie, toute cette terre que tu vois deviendra ce que Je vois aussi et tu la possèderas dans sa vie véritable, et alors tu auras la science de pouvoir le transmettre aussi à ta descendance". Aller lire la traductiion littérale de Béréchite 13, 14. C'est ce que Avraham a su faire, ayant compris la leçon, dès
la âqeda : il voyait au loin et voyait déjà
la véritable réalité de l'endroit (Jérusalem,
Béréchite 22, 4), lieu de la vision complète qui est
simultanément celle de Hachém et celle de l'homme.
Tandis que ses serviteurs (Béréchite 22, 5) ne voyaient rien
de spécial dans cet endroit.
5. Avraham a montré que cet axe de vision est juste et efficace : il a découvert que le monde est fondé réellement sur le bonheur et l'amour, le 'hésséd et non pas sur le jeu des forces économiques, physiques, historiques dont la brutalité et la superficialité crée une illusion que l'on appelle réalité et dont tous nos Sages nous ont dit que c'est, vide, vanité. (Voyez le poème, les trois soleils). Etant branché ainsi sur la vraie réalité qui
est amour, Avraham prototype du Juif a renouvelé le processus
de création même du monde physique et non seulement des relations
humaines (béhibaram, Avraham).
Perspective La question qui est posée au Juif est : "j'ai placé devant toi la vie et la mort, choisis la vie" (Devarim 30, 19). "Être" (au sens fort et plein du terme, et non pas "exister") ou ne pas "être" (au sens plein du terme), c'est la seule question, avait bien compris Shakespeare. Cela veut dire, pour le Juif : "être" en chacune de nos dimensions (soi double, peuple, création, Hachém) simultanément. C'est un défi pour lequel chacun n'a aucune aide car il n'y a pas un autre exemplaire que lui au monde pour résoudre cette équation, cette tentative, cette couleur qui va jouer parmi les autres couleurs. Cela est exprimé parfaitement par notre modèle, notre père
Avraham, le reCréateur du monde, dont il est dit (Ezéchiel
33, 24) : La tradition dit qu'il était ya'hid à la fois unifié,
unique, relié et seul. La Torah nous a donné en Avraham
le modèle que nous avons à suivre chaque jour. Voilà
pourquoi nous le décrivons dans ses luttes dès le début
de la prière du matin (lecture de la Aqéda, Béréchite
22), voilà pourquoi nous le nommons encore au sommet de la prière
dans la Âmida (Dieu d'Avraham, Eloqé Avraham).
Souhait Souhaitons-nous, à chacun, d'atteindre cette unité complexe,
Alors, cette intimité sera harmonieuse avec les autres couleurs,
Car Celui, qui dit dans Sa Torah qu'Il nous aime, a fait toute la Création rien que pour cela. Que la plénitude soit sur tout Israël. Ici,
suite de l'étude: la téchouva Exercices de développement personnel
Relire la paracha après l'étude. Se reporter à toutes les citations. Pour les étudiants avancés Concernant le 'Hesséd, la voie de vie et la voie de mort, voir le poème et le tableau :
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