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10e Paracha: Miqéts -
" Au bout de..."
Béréchite (La Genèse)
41,1 - 44, 17
La vraie confiance,
bita'hone, comment la développons-nous chez nos
enfants et en nous?
Plan
- Thèmes de la paracha
Miqéts
- Thèmes de la paracha
Vayigache
- Qui est fiable ?
- Les niveaux dans la confiance
- Pédagogie personnelle
- Yosséf et la confiance
- D'où vient cet
art de Yosséf ?
- Exercice d'intériorisation
de la paracha
- Lecture
- Lexique
2e niveau : Se perfectionner dans l'hébreu
de la paracha
- Le concept de bita'hone
dans l'hébreu
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Entendre
la
paracha (Ort)
téâmim askénaziim
Entendre la
paracha (Alliance)
téâmim séfaradiim
Entendre
la haftara (Ort)
téâmim askénaziim
La fête de 'Hanouka
Poème illustré sur la paracha: Cîme
du cyprès
Nouveau
cours très important sur les règles
d'interprétation qu'utilise Rachi dans
la paracha Miqéts
Rappel: les Juifs ne participent pas à
la célébration des fêtes chrétiennes
(25 décembre, 31 décembre et le
janvier) ni à leurs coutumes diverses à
cette occasion.
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La Torah n'est pas dans le ciel mais elle se réalise
sur terre, dans tous nos paramètres. Nos Sages
soulignent le fait que Yossef est décrit comme
yéfé toar vifé maré (beau
d'apparence et beau à voir. Béréchite
39,6), et les initiales de ces mots forment le mot yatom,
orphelin; en effet, sa maman Rachel est morte à
la naissance de son second fils, Binyamine. Et nos Sages
voient aussi là-dedans l'une des difficultés
de Yossef, sur tous les plans de sa réalisation,
ne recevant pas de la ima, de la mère
la confortation nécessaire.
Cela doit vous autoriser à lire la paracha en français
et à noter toutes les réflexions et questions
qu'elle semble vous poser, concrètement. Ainsi
commencent toujours les Sages, comme le Rav Chalom Messas
sur cette paracha dans son commentaire Vé'ham
hachémech. Faites comme eux.
Toute cette paracha va se centrer progressivement sur
la confiance absolue. Chacun en a besoin. L'éducation
actuelle veut la développer chez les enfants: en
fait, c'est souvent un égoïsme d'affirmation
personnelle, qui n'a pas le respect d'autrui, qui mise
sur les valeurs brutales de l'argent, de la compétition
sociale qui écrase, des valeurs fabriquées
par les commerçants.
Il faut une confiance en soi mais, nous
allons le voir, elle n'est qu'une marche dans un développement.
Faisons donc le point sur nous-mêmes et sur l'éducation
que nous donnons à nos enfants après ce
commentaire.
Allez aussi étudier Rachi par le
lien indiqué. Et si cela vous semble difficile,
allez étudier avec un rabbin ou quelqu'un qui a
appris davantage, ils ont le devoir de vous transmettre
notre tradition. Et vous aussi, à
ceux qui savent moins que vous.
Note - N'oubliez pas de lire et de répéter
les mots en hébreu insérés dans le
texte, ils se mémoriseront ainsi peu à peu.
Thèmes de
la paracha Miqéts
1.
• Le rêve ('halom) de Pharaon:
7 vaches (parote) belles et grasses dévorées
par 7 vaches maigres; puis 7 épis (chibolim)
pleins dévorés par 7 épis maigres.
L'échec des devins ('hartoumim) pour comprendre
le rêve.
• Yosséf retiré de la prison
; il interprète (potér) le rêve
et conseille le Pharaon. Il est nommé second
(michné) de Pharaon avec autorité
sur toute l'Egypte.
• La naissance de Ménaché
et celle d'Ephraïm.
• La disette (raâv) en Egypte
et dans tous les pays.
2.
• La venue des frères (a'him)
de Yosséf devant lui. Il les reconnut (vayaqér).
Ils ne le reconnaissent pas mais, lui, se souvient des
songes qu'il avait eus à leur sujet et il les met
à l'épreuve par rapport à des fautes
éventuelles et à la culpabilité.
• Il les accuse d'être des espions
(méraglim), maintient un frère (Chimeône)
et les renvoie chercher Bineyamine, le fils de sa mère
Ra'hel, et le seul fils d'elle qui reste à son
père et qu'il chérit.
• Yaâqov ne peut supporter cette
privation et, finalement, il accepte et envoie également
des présents à ce gouverneur.
• Yosséf offre un repas à
ses frères, libère le frère prisonnier.
Il demande des nouvelles de son père, fait connaissance
de son petit frère Bineyamine. Il les renvoie et
fait cacher une coupe dans les bagages de Bineyamine.
Les frères la trouvent, reviennent vers Yosséf
et s'accusent d'avoir mal agi.
• Yossef dit qu'il gardera en esclavage
Bineyamine.
Nous présentons ensemble les thèmes
des deux parachiyotes car, comme le fait remarquer le
Chla,
il est impossible de les séparer et elles posent
(avec la paracha Vayéchév) le problème
des difficultés fraternelles.
Thèmes de la paracha Vayigache
• Yéhouda plaide avec art et émotion
devant Yosséf en disant que si leur père
ne voit pas revenir Bineyamine, il mourra.
• Yosséf ne peut plus se contenir
(vé lo yakhol Yosséf léhitapéq);
se dévoile à ses frères, et dit que
D.ieu a permis qu'il soit vendu par eux pour qu'il sauve
sa famille (voyez 45, 7).
• Le Pharaon invite la famille de Yosséf
à venir s'installer en Egypte.
• Les frères reviennent vers leur
père Yaâqov, lui apprennent que Yosséf
vit et gouverne l'Egypte. Yisraël (nommé ainsi)
part avec tout ce qui lui appartient avec l'assurance
d'un rêve qui le lui ordonne.
• La liste de toute la famille de la maison
de Yaâqov (46, 7...). En tout 70 personnes (46,
27), chiffre important.
• Yosséf installe sa famille comme
pasteurs de troupeaux (roê tsone) dans la
région de Gochéne et présente 5 de
ses frères à Pharaon; puis son père
qui bénit Pharaon (47, 10).
• Pendant la famine, Yosséf concentre
tous les biens de l'Egypte dans les mains de Pharaon,
sauf ceux des prêtres. Toute la population devient
esclave de Pharaon (âvadim lé Faro, 47,
19) et devra lui donner 1/5 des récoltes, hormis
les prêtres.
• La famille de Yisraël s'accroit
prodigieusemenent (va yirbou méod) en Egypte
(47, 27).
Qui est fiable ?
Rabbénou Bé'hayé
place toute la paracha Miqéts sous l'égide
de ce verset des Proverbes (Michlé 3, 5)
:
Béta'h él Hachém békhol
libékha, véél-binatékha
al-tichaêne
"Aie confiance vers Hachém de tout ton coeur,
et vers la compréhension de ton intelligence
ne t'appuie pas" (traduction volontairement littérale).
Nous avons vu dans la paracha précédente
les multiples trahisons sociales et affectives envers
Yosséf : à qui se fier ? De qui attendre
la fidélité ? la fiabilité ? De qui
espérer le salut dans la difficulté ? En
qui avoir cette confiance sûre que la tradition
appelle "bita'hone"?
Que pouvons-nous apprendre de Yosséf
? Comment s'est-il comporté ? Quel type de confiance
a rendu possible ce dénouement heureux de l'histoire
personnelle et collective ?
Examinons cette question.
Rabbénou Bé'hayé nous
montre que nous pouvons franchir des étapes dans
la confiance à accorder.
(Il s'ensuit que
• nous devons éduquer l'enfant pour qu'il réussisse
chacun de ces stades et les dépasse progressivement
;
• tout adulte devra corriger par lui-même ce qu'il
n'aura pas atteint dans l'éducation).
Les niveaux dans la confiance
Rabbénou Bé'hayé décrit
un premier niveau de confiance qui comprend :
Stades 1. et 2. La première confiance,
essentielle, est envers la mère dont la vie
dépend, d'abord par la nourriture venant de son
corps et ensuite par ses soins (ajoutons que ce mélange
de la nourriture vitale et de l'affectif créera
chez tout humain, en retour, un "soif" et une "faim" inextinguibles
de l'affection. Cela restera le prototype de toute relation).
3. Ensuite, au stade 3, la confiance
concerne le père qui devra assumer son rôle
d'accorder à ces proches ce bita'hone dont
ils ont besoin.
4. Ensuite, l'enfant doit développer
la confiance en soi-même, en ses propres
forces et capacités pour subsister par lui-même
indépendamment, sur l'exemple de ce qu'il a reçu
précédemment des autres.
Ainsi, depuis de nombreux siècles, la Torah et
la psychologie éducative sont liées, ce
n'est pas une invention par un Juif au siècle dernier.
(Lire lien
ici).
Arrive alors un second niveau :
5. L'adulte devient capable de réflexion et a fait
ses preuves ; il connaît ses forces et a confiance
en elles. Il réfléchit sur son expérience
et comprend que, malgré ses capacités, rien
ne repose vraiment sur ses propres forces : il découvre
ce qui manque aux créatures, et leur fragilité.
Il déplace alors toute la confiance qu'il accordait
à lui-même et à ses propres forces
personnelles vers Haqqaddoche Baroukh Hou et
vers Ses forces. Il comprend que ce qui détermine
essentiellement la vie (la pluie de vie, les tempêtes,
etc.) n'est pas de son ressort.
Ce niveau de la confiance (bita'hone)
repose sur le calcul et les intérêts. C'est
une avancée mais c'est encore un niveau très
imparfait.
6. Dans le 6e stade, l'homme accorde sa
confiance à Haqqaddoche Baroukh Hou, et
non à soi-même, même dans les zones
d'activité où l'homme se sait compétent
et où cela dépend de lui (par exemple, travailler
et gagner sa vie) ; et il retourne à Haqqaddoche
Baroukh Hou la réussite en ces matières.
C'est une confiance de reconnaissance.
7. Dans le 7e stade, il retourne tout en
confiance vers Haqqaddoche Baroukh Hou, que les
résultats soient bons ou non. C'est une confiance
globale.
8. Dans le 8e et dernier stade, il accorde
sa confiance, son bitah'one à Haqqaddoche
Baroukh Hou de tout son coeur, sans prendre
en considération les bons résultats de l'opération,
la facilité ou la difficulté de la vie :
simplement, il voit en tout Sa volonté,
Son ratsone : cela, qu'il soit riche ou pauvre,
malade ou en bonne santé, libre ou mis en prison,
tout est vu également comme "rétsone
Haqqaddoche Baroukh Hou" et il ne cherche pas de
motifs à cela car en chercher serait faire une
réserve dans la confiance; on appelle cela : "être
chalem bémidate habbita'hone", être d'une
confiance achevée.
C'est pour cela que le verset des Proverbes
dit : "aie confiance vers Hachém"
et non en Hachém. En effet, cette
confiance parfaite fait que l'homme mène absolument
chaque pensée vers Hachém dans une
direction qui franchit toutes ces étapes.
C'est pour cela qu'il est écrit
dans le psaume 25, 15 : êinaï tamid él
Hachém, "mes yeux sont toujours vers
Hachém". Et le tsaddiq, le juste achevé,
ne demande pas à D.ieu ou à soi-même
des raisons à ce qui se passe, des comptes et calculs,
même dans le sens du bien. C'est le niveau le plus
élevé du bita'hone, de la confiance.
Lire ici,
le poème Cîme du cyprès.
Pédagogie personnelle
Essayons donc
• de faire ce test: diagnostiquer quel
est notre niveau habituel de confiance-bita'hone,
parmi ces 8 niveaux de développement et où
est située notre force ou notre faiblesse sur chaque
niveau; cochez après réflexion:
|
1. confiance maternelle,
corps
(faible-moyenne-forte)
|
2. confiance maternelle,
soins
(faible-moyenne-forte)
|
3. confiance paternelle
(faible-moyenne-forte)
|
4. confiance en soi-même
(faible-moyenne-forte)
|
|
5. confiance envers Hachém
par calcul
(faible-moyenne-forte)
|
6. confiance envers Hachém
par reconnaissance
(faible-moyenne-forte)
|
7. confiance envers Hachém
globale
(faible-moyenne-forte)
|
8. confiance envers Hachém
globale et par le coeur
(faible-moyenne-forte)
|
• de franchir ces étapes qui
sont également et psychologiques et spirituelles
envers Hachém et envers ceux que nous
aimons.
Il s'ensuivra, certainement, une diminution
des craintes, des sentiments d'abandon, des frustrations
et amertumes, des souffrances, susceptibilités,
angoisses, paniques, suspicions, ruminations, colères
et récriminations.
Mais que ce ne soit pas pour ce but intéressé,
mais simplement par amour et confiance dans le ratsone
de l'autre et de Haqqaddoche Baroukh Hou. Inconditionnellement.
Yosséf et la confiance
Rabbénou Bé'hayé applique alors son
analyse à la situation de Yosséf dans sa
prison. Il constate que Yosséf comptait, pour sa
libération, sur le fait qu'il avait bien interprété
le rêve de ses co-détenus (compétence
relevant des dons personnels et de la compétence
acquise) ; ce n'est pas le niveau le plus élevé
de la confiance : voilà pourquoi il en a été
puni et a passé deux ans de plus en prison.
C'est pour cela qu'il est écrit
dans le premier verset de la paracha :
Vayéhi miqéts chénatayim yamim...
Et ce fut au bout de deux ans en jours...
Il lui a fallu deux ans pour ne plus être en attente
par calcul envers la reconnaissance humaine, mais attendre
seulement de Haqqaddoche Baroukh Hou. Alors, "jour
pour jour" (yamim), au contraire, les hommes se
souvinrent de lui et le firent sortir de la prison.
Effectivement, nous voyons encore, après la libération
de Yosséf, qu'il fait confiance à Haqqaddoche
Baroukh Hou dans le calcul de parfait gestionnaire
en fonction du rêve.
Mais la relation avec les frères
reste marquée par une mise en scène longue
et pénible des allusions aux culpabilités
de l'autre, même la peine du vieux père n'est
pas épargnée en ses sentiments les plus
intimes et fragiles vers le dernier enfant qui lui reste.
Nous assistons à une épuration
très précise, longue, fine, rigoureuse,
jusqu'au moment où les êtres parviennent
à revenir au 'Hésséd, à
la bonté totale du coeur qui parvient à
effacer les souvenirs pénibles.
L'être parfait dans la confiance
est Jacob (ses années d'attente pour Ra'hel passèrent
comme un jour tant il l'aimait et il est resté
ainsi avec elle comme s'ils étaient un seul être
au long des jours ; de même, son combat toute la
nuit dans la persévérance et la fidélité
à la vérité intérieure dont
il ne doutait pas de sa lumière, de même
menacé et la tête posée sur les pierres
il était capable de voir la deuxième dimension
sainte de la réalité.
Yosséf n'est qu'un fils de Yaâqov-Israël.
Nous ne sommes pas les fils de Yosséf mais ceux
d'Israël, les béné Yisraël.
Yosséf doit, comme un enfant, faire tous les apprentissages.
Nous aussi. Il nous montre le chemin, les essais et erreurs.
D'où vient cet art de Yosséf
?
Nous pourrions objecter que Yosséf est un personnage
extra-ordinaire ou un super-interprète de
rêves, et que cette confiance à nous demandée
ne concerne que ces grands.
Si cela était, son exemple ne nous eût pas
été proposé. S'il l'est, c'est que
son attitude est susceptible de devenir la nôtre
et celle de tout le peuple qui en descend. Et cela n'enlève
rien à son génie.
C'est Ribbi
Yaâqov Abou'hatséra (lien ici), rassemblant
l'enseignement des maîtres du réméz
-allusion-et du sod -secret- et sachant le présenter
clairement, qui va nous éclairer.
Pharaon a compris son rêve comme le fait que les
forces du mal l'emportent sur les forces du bien. Effectivement
le rêve le dit.
Mais Yosséf qui vit dans la Torah, dans la présence
intérieure à la Chékhina
(Présence divine), a été par là
capable de voir qu'il y est parlé aussi d'un
élément supplémentaire et que Pharaon
n'a pas perçu car il ne veut pas le voir pour en
rester à sa domination brutale. C'est un élément
qui semble mineur, il est parlé de "7" épis
ou de "7" vaches. Quel est ce 7 ? C'est la structure totale
de notre monde organisé en 7 jours de la semaine
car les 7 émanations de la vie divine l'organisent,
que l'on nomme séfirotes.
Par là, Yosséf a compris que c'est l'apparence
seulement qui donne la victoire au mal. La civilisation
égyptienne, brillante sur le plan politique, scientifique,
économique et religieux a réussi à
utiliser les forces négatives pour dominer, comme
la civilisation occidentale avec son summum de la civilisation
américaine d'aujourdhui : le bien est intégré
dans le mal et pour le mal ; les connaissances, les valeurs
morales et de libérations ne sont qu'un prétexte
pour une domination et une exploitation économiques
d'une minorité avec le résultat que des
masses gigantesques sombrent dans la misère physique,
médicale et morale pour assouvir les satisfactions
immorales de la minorité qui se dit être
la culture et la civilisation.
Yosséf dit au Pharaon que la domination du mal
sur le bien qui est un fait, dans les apparences, ne peut
pas abolir la réalité du monde qui se déroule
dans l'ordre du 7 et que le rêve rappelle.
Ce 7 n'est pas une physique de l'univers, c'est le processus
d'amour divin qui se déploie en tout pour que l'homme
saisisse cette graine et cette rosée de vie afin
de la déployer. C'est cela qu'Avraham avait découvert
quand il a compris que ôlam 'hésséd
yibané (Psaume 89, 3) le monde est bâti
intérieurement sur la bonté et non pas sur
la force destructrice ou dominatrice. Dans la liste des
séfirotes, depuis la séfira de 'hésséd,
bonté à la dernière, il y a 7 étapes.
Yosséf voit que le rêve parle des années
car la guématria de chana (année)
et de séfira est identique: 355. Ainsi,
le Juif qui a sa connaissance de la Torah n'est pas un
ascète qui fuit le monde; au contraire, il en connaît
la dynamique humaine véritable et il peut agir
pour le bien du monde, et faire que la lutte réelle
ne se termine pas en catastrophe mais en épanouissement
de la vie. C'est ce que dit le verset 20, 8 des
psaumes :
éllé barékhév ceux-là
s'appuient sur les chars
vééllé vasoussim et ceux-là
sur les forces des chevaux
va ana'hnou bé chem Hachém éloqénou
nazkir, mais nous sur le nom de notre D que nous agissons.
Et le psaume continue : ceux-là plient et tombent,
et nous demeurons debout, pleins de force.
Etudier ce psaume 20 (lien
ici).
D. a créé la bonté
et la force dure en face à face. Une seule solution
pour que la victoire ne soit pas laissée à
la force brutale, dit le psaume 91, 14-16 : connaître
le nom de D. c'est-à-dire connaître avec
précision et exactitude comment fonctionne le processsus
de la vie divine dans le monde. Cela ne se fait pas par
une vision moralisante ni théologique plaquée
sur la Torah mais par la connaissance précise de
la parole de D. C'est ce qu'a fait Yosséf, il avait
cette connaissance dans la Torah plus que tous ses frères,
voilà pourquoi son père l'aimait plus que
tous les autres. Il avait la connaissance de la chékhina,
présence de D. dans le monde et, pour cela, il
a pu traverser les pires épreuves (prison, haine,
rejet, médisance, attaques sexuelles, banissement,
etc. et ne lâchant pas la Chékhina
il fait éclore la yéchouâ,
le salut, qui ont la même guématria (385).
Il ne dit pas que son royaume n'est pas de ce monde; au
contraire, son royaume malkhoute est bien de ce
monde où le bien doit gagner par la science de
la Chékhina. C'est le rôle du peuple
juif. Yossef nous montre toutes les dynamiques tuelles
ques entendons dans les informations chaque jour, mais
il en fait autre chose, ce qui est absent de ces informations
ou de la presse.
Yosséf nous apprend
- à vivre toujours intérieurement dans la
Torah,
- à toujours discerner intérieurement en
utilisant nos compétences psychologiques et celles
des connaissances de la Torah,
- à atteindre une connaissance véritable
de la parole que l'on a seulement dans la connaissance
de l'hébreu, dans la réception de la tradition,
par une étude très très longue,
- à ne pas craindre la force considérable
et effective de ceux qui s'opposent à la véritable
vie,
- de compter avec patience sur le déroulement qui
verra la victoire de la vraie vie sur le mal,
- de ne pas s'attarder à nos propres déficiences.
Exercice d'intériorisation de
la paracha
S'interroger sur notre niveau habituel dans la confiance,
et voir comment entreprendre d'élever le niveau
- envers Haqqaddoche Baroukh Hou,
- envers ceux que nous aimons.
Voir comment nous influons sur ces questions
essentielles dans l'éducation.
Voir comment nous rectifions par nous-mêmes sur
ce qui n'a pas été parfaitement acquis pendant
la période d'éducation.
Voir dans la page "Etapes
de vie" les thèmes de vie proches qui sont
traitées dans d'autres parachiyotes.
Lecture
2e niveau
Se perfectionner dans
l'hébreu de la paracha
Le concept de bita'hone dans l'hébreu
Où ?
On le trouve dans Qohéléte 9, 4 (les lamentations),
II Rois 18, 19 et Isaïe 36, 4.
Mais il est présent 150 fois environ dans le Tanakh
dans le verbe bata'h ou dans le nom béta'h
(calme intérieur, absence de crainte, sécurité
physique et mentale).
Sens de la racine
Le mot bita'hone vient de la racine bt'h,
composée des 3 lettres beit teit 'héit
comme le verbe bata'h, il a confiance.
(En hébreu, on désigne les verbes par la
3e personne de l'imparfait et non par l'infinitif).
Cette racine bata'h veut dire aussi bien :
1. avoir de la confiance
en soi et de l'assurance que les choses sont comme
ceci ou comme cela. ("bien sûr que c'est comme cela,
c'est évident" : béta'h !
dit l'expression israélienne courante). Voir Rachi
sur Béréchite 34, 25.
2. sur le plan moral, affectif ou religieux
: avoir cette foi envers quelqu'un en qui on peut avoir
confiance qu'il sera fiable et n'abandonnera pas
à l'heure de la difficulté, et qu'il agira
avec bonté et toujours. Se fier à quelqu'un.
Heureux l'homme qui a confiance en Hachém, disent
de nombreux passages (psaume 84, 13).
3. de là, c'est aussi être
assuré, être en sécurité,
dans le calme. Voir Rachi sur Psaumes 4, 9.
4. donner une assurance à quelqu'un
au sujet de quelque chose. Voir Rachi sur Psaumes 130,
4.
5. donner de la sécurité
à quelqu'un. Voir Rachi sur Ezéchiel 12,
24.
On dira :
- avoir confiance en... bata'h bé...
- avoir confiance envers, sur... bata'h âl...
- avoir confiance vers... bata'h él...
Type de mot
Le son one ajouté à la racine pour
créer le substantif "assurance" est un suffixe qui
amène une signification de catégorie générale
et abstraite. Ainsi, de nombreux mots sont bâtis
sur cette structure :
ratsone, volonté, de la racine "vouloir".
zikarone, souvenir, de la racine "se souvenir".
yitrone, avantage, de la racine "plus".
Cependant de nombreux noms désignant
des objets concrets ou des plantes se terminent aussi
par ce son one, comme :
alone, chêne
arone, armoire
'halone, fenêtre
L'hébreu moderne forme de nombreux
mots sur ce modèle :
îtone, journal
tikhone, lycée
Pluriel
Le pluriel de ces mots en one est parfois en im,
parfois en ote comme
arone, une armoire ; aronote, des armoires.
rimone, une grenade ; rimonim, des grenades.
C'est un mot d'échange intérieur
avec Hachém
Voir Psaumes 12, 21, 23, 25, 26, 27, 31, 32, 41, 52, 86...
La fête de 'Hanouka
Poème sur la paracha: Cîme
du cyprès
Nouveau
cours très important et approfondi
sur les règles d'interprétation qu'utilise
Rachi dans la paracha Miqéts
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