(Dans la paracha Lékh lékha)
L’important,
c’est la source,
pas
le torrent, ni les fleuves puissants :
Eux
ne dépendent que de la pente
et
des collines et des plans.
Mais
la source de ta source est dedans, dedans,
point
jaillissant,
hors
des regards, et en silence.
Est-il
petit, est-il grand ?
Ta
source est pure et incessante,
protégée,
secrète, toute-puissante.
C’est
un baiser qui te ressemble
entre
le ciel et tous les temps.
Un
rêve unique, espoir, sentier préservé
que
le Ciel a désiré
de
toute éternité.
Et
cette source, par toi seul peut exister.
N’attend
jamais de personne son identité,
Ni
son nom, ni autorisation.
Elle
naît depuis la grande bénédiction
Qui
maintient tous les mondes.
Retourne
à ta source,
Et
fonde ce nouveau monde.
Il
a nom cent bénédictions.
Lekh
lékha, va vers toi-même.
Toi,
ata, ate, de aleph à tav,
du
début à la fin.
Ecoute,
Israël, la source
De
ton être, de tout ton être.
Il
unit la terre et le ciel.
Ta
vie sera toujours poème.