(Dans la paracha
Lékhlékha)
Ô belle fleur,
les vents vont venir briser
en quelques heures
ta souveraine beauté
et éteindre tes senteurs.
Tu es belle et me souris
mais je vois déjà ta peur
et tu es prête à me fuir
et à fermer ton coeur.
Les autres fleurs ont choisi
des couleurs agressives,
provocantes mais épines,
opulentes mais rigides.
Et toi, fragile fleur,
tu as gardé la lumière
intérieure
du sanctuaire.
Je te protégerai
sans t'enfermer
jamais
dans une prison
de fer ou de verre.
Tu pourras danser
légère,
j'écarterai
les pierres
devant tes pieds.
Et j'entendrai
ton coeur en prière
chanter
le bonheur
que je te connais.
Je t'avais
déjà
rencontrée
au Gane Edén.
Que tu es grande
maintenant
ma fleur,
tes bras s'étendent.
J'entends tes chants
dans le silence.
Pour toi
je n'ai plus peur,
nous nous sommes déjà aimés
des millions d'éternités