Retour sur modia.org - Recueils de Poèmes - Par Rav Yehoshua Rahamim Dufour
 
Modé d'Avraham, au réveil
 

Je respire à peine et je sors du sommeil,
je ne vais pas fuir et cacher ma misère,
m'habiller, courir, radio et affaires, 
dire : "je suis, j'ai, je fais, j'aide",

je sais que tout, une seconde, Tu l'enlèves,
l'amitié infinie, et l'aimée éternelle,
l'objet aimé Tu le brises, force et rire de même.
L'enfant, Tu le donnes, et déjà Tu l'enlèves.

Mais Toi, vie, bonté totale et suprême,
Tu es, en chaque de nos respirs, et mon père et ma mère.
Je ne suis pas, et tous humains mes frères,
un roi dans l'univers, d'assurance je n'ai guère.

C'est admis, je suis ce que Tu donnes en mon être.
Je ne suis rien de moi, mais tout de Ton propre être.
Comme un fils, je Te ressemble, de bon père et de mère ;
s'ils m'abandonnent, tant que j'ai vie et me laissent,
je suis fais de Ta source, je suis Ton sanctuaire.
Je déploie, en vivant, et Ton plan et Tes rêves.
Je découvre en pensant : beauté, Ton univers.

Et si l'amour ou l'amitié se disent et s'éveillent,
Tu m'ouvres Tes secrets et jusqu'au secret de Ton être ;
je ne suis que demi, et Toi Tu connais Yaâqov-Yisrael,
et Tu sais si la femme sera unique en une ou en Léa-Ra'hel.

La source qui nous donne Ta vie est prière,
Tu as créé le mot à dire un jour : "je t'aime",
chaque mot de tendresse (...) et chaque lettre,
pour être comme Toi, éternels en aimant, et fidèles.

Rien, aucun désastre, aucune faiblesse
ne peuvent briser Ta joie vers l'homme, Ton serviteur évéd.
Je reconnais, modé ani, Roi Mélékh,
que, aujourd'hui et maintenant, de même
Tu nous recrées, Tu nous donnes Tes forces, en Tes lumières.

Foin des suspicions, soyons simples et sincères :
Tu nous aimes, et chacun est fait de même.
Elle vaut un sourire, Ta beauté d'univers.
Comme Toi, à la lumière, nous resterons fidèles.

Jamais nous ne jouerons à l'oubli, à la haine.
Aujourd'hui, nous nettoierons Ton monde-sanctuaire.
Aujourd'hui, j'écouterai Tes forces et Tes baisers,
j'apprendrai encore à lire, d'amour, Ta lettre,

et chaque mot, chaque ligne, mille fois, en Ta Torah-poème,
et j'aurai foi en la victoire de nos fidélités. Amen.
Nous, Israël, nous serons forts, et modestes et fidèles.
Yérouchalayim : Jérusalem, deux fois Jérusalem.
Aujourd'hui encore, il nous faut renaître.

Modé d'Avraham, au réveil
4h30

(Dans les jours de 'Hanouka)

 Si j'ai le droit de venir devant Toi,
et si Tu me donnes le droit de dire devant Toi:
"je reconnais et merci d'être ici devant Toi";
je dois me préparer et me laver de tout ce qui n'est pas Toi.

Comme Esther, je reconnais que j'ai pu entrer et comparaître
devant le Maître de tous les univers,
je n'ai pas à m'en gonfler la tête ni à dire que je ne suis pas digne d'y être,
c'est un fait, je suis accepté, je suis entré, le face à face est commencé.

Cela veut dire que j'ai dû me débarrasser avant d'entrer
de tout ce qui n'est pas digne de Ton Etre.
Il n'y a pas place ici, maintenant, pour rien de ce que je peux me reprocher,
sont éliminés de toute existence ceux qui voudraient me nuire ou me menacer,
dehors, dedans, dans mes doutes et craintes, dans mes pensées.

Le psaume 18 vient de tout nettoyer.
Tu es Roi, et je suis prêt de Toi, infiniment protégé.
Tu me donnes le droit, avec moi d'amener
ceux qui sont purs en amour et amitié.

Un nouveau monde aujourd'hui va commencer.
Mon corps est nettoyé de toute irrégularité,
en Ta lumière, tout en moi est santé,
force et jeunesse pour cette nouvelle journée.

C'est depuis ici que je vais regarder,
et le mal qui voudrait atteindre et entrer est aussitôt neutralisé.
Je dois seulement ne pas l'oublier:
je suis en ce moment reçu en Ta présence,
Roi de toutes les existences, le seul puissant, seule réalité.

Je ne dois pas autoriser les doutes, ni les peurs, à entrer.
Quand je suis, yédoudi, en Ta présence,
je suis toute conscience, innocence à Te regarder
pour comprendre l'immense bonté qui vient de m'entourer.

Et, en ces jours de 'Hanouka,
j'ai le droit de faire resurgir Ta lumière enrière.

Il est 5 heures, dehors je vois la lune, les étoiles et les planètes
et l'immensité du noir est empli de Tes lumières à l'infini.


(Photo de l'auteur)

Quel cadeau encore maintenant, je dois réussir cet aujourd'hui.
Je reste en Ta présence, Mélékh ha ôlam, Roi du monde,
c'est vrai que nous a rendu ce matin encore notre néchama pure et infinie.
C'est la nouvelle du jour, les radios ne la diront pas
mais je connais beaucoup d'autres Juifs et Juives qui la diront aussi.
On nous menacera aujourd'hui encore,
beaucoup parmi nous voudront détruire cette lumière aussi,
ils calomnieront les uns les autres, c'est leur plaisir,
mais le cadeau de Ta présence, et Ton don, nul ne pourra le réduire.

6 heures
Tu nous offres un nouveau cadeau, un festival de lumières fabuleuses
avant que tout devienne agitation, voitures,
des aveugles se lèvent qui ignorent le dialogue de la nuit amoureuse.
Mais Tu l'as donné dans Ta Torah et dans le sidour de prières
et dans la nuit de Tes lumières pour ceux qui veulent bien écouter.
Chémâ Israël, écoute Israël, Tu es protégé,
et qui peut se comparer au Maître de l'univers, ton berger?
Tu es en sécurité.



L'aurore, Cha'harite, a commencé.
Ce sera une bonne journée.

Nous rencontrons les autres que Tu aimes
et leur égale lumière.
Le jour n'est pas agitation ni guerres.
Il est Ta présence.
Et nous y sommes égaux, invités, frères.

17.12.2006 - 26 kislev, 2e lumière de 'Hanouka


Amitié 'Hanouka

 

Je pense à mes amis avec Toi,
et c'est une lumière
qui s'éveille
et se répand
comme une aurore d'or ;
elle devient 
resplendissante.

C'est une douceur légère,
sereine, souveraine,
calme et large
dans le visage,
et seulement lumière.

Merci à Celui qui a créé
l'amitié des lumières.
Chacun de nous est Nér.
Dans notre monde,
il n'y a 
que Sa lumière.
Une demi-heure hier
nous avons appris à regarder la lumière.
Nous ne l'oublierons pas:
chaque respiration, néchima,
est néchama, notre union avec le Père de tout l'univers.

Et ce soir, nous apprendrons encore
à mieux découvrir Ta lumière.


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