- Sens du mot 'Hanouka. Réponse : dédicace,
inauguration (du Temple).
- Date de 'Hanouka. Réponse : 25 Kislev.
- Nom yiddish de la toupie. Réponse :
dreidel.
- Nom hébraïque de la toupie. Réponse
: sévivone.
- Nom yiddish des gateaux. Réponse : latkes.
- Nombre de jours de la fête. Réponse
: 8
- Quel est l'autre nom de la fête. Réponse
: 'Hag ha Ourim, la fête des lumières.
- Les femmes célèbrent-elles la fête
?. Réponse Oui, Traité Chabbate 23a.
- Où cela est-il raconté dans le Tanakh
. Réponse : II Chroniques 29, 17.
- Qui a composé le Maôz Tsour et quand
?. Réponse : Mordékhaï dont le nom est indiqué
en début de lignes, en Allemagne au 13e siècle.
- Quel psaume est récité par les sépharades
après l'allumage ?. Réponse : le psaume 30
- Où est écrit : "non par la puissance
ni par la force mais par mon esprit...? Réponse : Zacharie
4, 6.
- Avant l'entrée du chabbate, quelles lumières
allume-t-on d'abord : celles de Chabbate ou celles de 'Hanouka ?.
Réponse : 'Hanouka.
- Quelles sont les paroles du chant Sιvivone?! Réponse:
Sévivone, sov, sov, sov
'hanoukah, hou 'hag tov
'hanoukah, hou 'hag tov
Sivivone, sov, sov, sov!
'hag sim'ha hou la-âm
nes gadol haya cham
nes gadol haya cham
'hag sim'ha hou la-âm.
- Après la sortie du chabbate, quelles lumières
allume-t-on d'abord : celles de la sortie de Chabbate ou celles de
'Hanouka ? . Réponse : Chabbate
-
- Pourquoi inscrit-on sur les toupies les initiales
de Nes Gadol Haya Cham, un grand miracle eut lieu là ? Réponse:
Parce que cela compose le mot Gochna (Béréchite 46,
28) qui indique l'arrivée d'un événement heureux
quand Yaâqov a envoyé son fils Yéhouda préparer
son entrer à Gochén pour rencontrer son fils Yossef.
Et ce mot Gochna a la guématria de Machia'h 358.
- Quel passage de la Torah lit-on en parallèle
à ces événements. Réponse : Bamidbar 7,
1-8, 4.
- Nombre de jours qui furent nécessaires poour
nettoyer le Temple. Réponse: 8
- Epoque des 'Hasmonaïm, et Maccabées.
Réponse: - 165.
- Dans quel traité du Talmud décrit-on
l'allumage du chandelier. Réponse: Yoma 58b.
- Nom du chandelier Réponse: ménora.
- Pourquoi appelle-t-on le dernier jour de 'Hanouka
: Zote 'Hanouca ? Réponse: Parce que c'est le passage
du texte lu à la synagogue ce jour-là (Bamidbar 7, 84).
- Combien d'années après les événements
décida-t-on de ritualiser la fête. Réponse:
une (Chabbat 21 b)
- Nom des livres apocryphes qui racontent l'exploit.
Réponse: Livre des Maccabées.
- Nom des fils de Mattatias. Réponse:
Yo'hanane, Chimeône, Yéhouda, Elâzar, Yonatane.
- Nom du rouleau antique relatant les événements
et lu dans les synagogues italiennes. Réponse:
Méguilate Antiokous.
- Quelle forme de hallel lit-on pendant la fête.
Réponse: Le hallél complet.
Nouvelles questions essentielles
et réponses selon le Chla
(dans Massékhete Tamid)
Question : Pourquoi la fête de 'Hanouka
se déroule-t'elle presque toujours pendant la paracha Miqéts
?
Réponse :
- la place idéale pour placer la Hanoukia afin de donner de la
publicité à la lumière de 'Hanouka est à
l'entrée de la maison, à gauche quand on entre, et la
mézouza est à droite.
- le début de la paracha Miqéts commence par "miqéts
chénatayim..." (à la fin des deux ans) en Béréchite
41, 1,
- or le mot chénatayim est composé d'un notaricone particulier
(un notaricone est un mot dont les lettres sont chacune dans l'ordre
l'initiale de mots qui constituent une petite phrase ayant un sens important)
: "Smol nér tadliq, yamine mézouza" (à gauche,
la lumière tu allumeras, à droite la mézoura) !
Question:
Pourquoi allume-t'on depuis la gauche et en allant ensuite vers la droite
?
Réponse peu connue :
Sur le Traité Yoma 16b, le Maharam fait remarquer que les Cohanim
allaient ainsi autour des tables pendant leur service. Les Juifs ont
gardé cette direction.
Question :
Un homme marié qui est en déplacement seul et qui est
invité chez des Juifs un des soirs de 'Hanouka, doit-il allumer
chez ses hôtes ?
Réponse :
Sa femme (qui est nommée symboliquement dans le judaïsme
"baït, maison") allumera à la maison car c'est là
le lieu où on doit allumer et non pas dans des endroits divers
ou publics où on le peut, en plus. Elle le fera aussi en son
nom et il est alors dispensé de le faire ailleurs.
Mais, si cet homme séjourne dans un endroit où il n'y
a pas de Juif qui allume ou qui allume bien avec bénédiction,
alors il allumera pour un autre motif, car on doit aussi "voir" ces
lumières de 'Hanouka (cf le Choul'hane Aroukh, partie Ora'h 'Hayim
677,3).
Et s'il ne veut pas être représenté par son épouse
pour allumer, alors les avis des Sages divergent. Et nous souhaitons
à cet homme de se sentir bien représenté par son
épouse!
Question :
Beaucoup d'Askénazim, dans la bénédiction de 'Hanouka
disent "d'allumer la lumière de 'Hanouka (nér chél
'Hanouka) tandis que les Séfaradim disent "nér 'Hanouka"
sans le mot chél. Pourquoi et qui a raison ?
Réponse :
Chaque tradition est fondée avec raison dans le judaïsme
et met en valeur un aspect, de même qu'un oeil n'a pas exactement
la même vision que l'autre face au même paysage mais tous
les deux donnent mieux la réalité dans ses trois dimensions.
On dit cette bénédiction en la formulant en 13 mots pour
faire allusion aux 13 middotes de ra'hamim ou caractérisques
de miséricorde de Ha Qadoche Baroukh Hou.
Vous me diriez : mais alors les Askénazim ne devraient pas ajouter
"chél". Ce n'est pas ainsi qu'il faut poser la question car le
Chla dit que ce sont les ignorants qui voient ainsi, ils ont des yeux
et ils ne voient pas ; en effet, son père et le Maharchal ont
expliqué que si l'on dit "nér chél 'Hanouka"
on met ces deux derniers mots en un seul (chel'Hanouka) et cela a un
sens profond. En effet, ce n'est pas une lumière comme dans Chabbate
ou nous sommes dans "la lumière" mais c'est une lumière
d'une tonalité très spéciale rendue parfaitement
et également par les deux expressions ou celle des Askénazim
montre bien aussi que ce n'est pas une lumière parmi des tas
de catégories mais celle-là qui a cette plénitude
incomparable aux autres, nommée également 'Hanouka ou
chel'Hanouka. Et elle reste cela, c'est pourquoi on ne peut pas l'utiliser
pour aucun usage (ni lire, ni autre), mais on la regarde seulement
et alors on louange car c'est l'union directe du Haut et d'ici. Et cela
se manifeste, se diffuse; et cela ne se produit ainsi qu'en ce moment
particulier des 8 jours de louange qu'est la fête de 'Hanouka.
Est-ce un peu compliqué ? Il faut certes réfléchir
et, surtout, ressentir le sens de cela pour bien le saisir.
Question :
Pourquoi, après l'allumage des lumières et les bénédictions,
rassemble-t'on tous les bienfaits reçus sous l'expression que
l'on doive "louer" (léhodote)?
Réponse :
C'est une question essentielle qui touche au coeur de tout ce qui se
passe pendant la fête de 'Hanouka. Le texte que vous citez est
tiré de Massékhète Sofrim, 2. Ce mot de "louer"
(léhodote) réfère à la 8e étape dans
la descente des bénédictions et de la lumière d'En-haut,
ce que l'on appelle la 8e séfira qui se nomme justement hod,
la splendeur. 8 est le chiffre de ce qui est réparateur en cette
fête de 'Hanouka qui dure 8 jours.
Nos Sages disent, en simplifiant beaucoup, que lors de ces 8 jours,
la bénédiction débouche directement du Ciel en
cette séfira hod, sans avoir besoin de toute la complication
des 7 étapes précédentes. Donc, la lumière
est ici et nous devons la regarder comme telle.
On pourrait objecter, ou se demander alors pourquoi cette séfira
hod est cependant placé du côté de ce que l'on appelle
la rigueur, le côté gauche. En effet, à 'Hanouka
on parle de guerre, de salut, de victoire. Cela est pour nous dire que
lorsque le Ciel laisse se déclancher ces malheurs qui sont le
fruit direct des méfaits des hommes, en même temps le Ciel
a prévu son remède (adayine yéche lo réfoua
bé maqom zé).
Et, si nous le savons et si nous le voulons, le remède se révèlera
avec la puissance de la lumière d'En-haut. Donc, justement en
ce lieu de hod et de louange, pour celui qui sait cela.
Si vous avez bien étudié lentement ceci, vous comprenez
maintenant ce texte de Sofrim, et vous comprenez très bien le
psaume 30 que les Séfaradim lisent juste après ce texte.
Il parle de ces deux dimensions ; il faut absolument le lire pour comprendre
que cet enseignement n'est pas réservé à des spécialistes
de l'ésotérisme mais que c'est l'enseignement apporté
à tout le peuple d'Israël en ces jours : on y trouve à
la fois et le malheur et le remède, et la louange. Il faut le
lire attentivement. Après ces quelques questions, on comprend
mieux l'enchainement de ces divers textes lors de la cérémonie
de l'allumage des lumières.
Ajoutons qu'en nos jours de souffrances du peuple d'Israël et de
déchainement des ennemis au tour de nous et parmi nous, la confiance
absolue en cette union-de-la-menace-et-de-la-lumière-qui-délivre
est un enseignement fort. Notre arme est notre détermination
à allumer ces puissances et cela, à la fois dans la cérémonie
et aussi en essayant de vivre selon les qualités qui ont été
mises en nous puisque nous sommes faits à l'image du Créateur,
Lui qui est selon les 13 middotes nommées plus haut.
Alors, nous comprenons que ces épreuves sont justement le lieu
des louanges de léhodote, et c'est pour cela que nous chantons
et louons ces bontés. On parle de guémiloute 'hassadim,
don des bontés, et c'est pour cela que dans la bénédiction
du gomel, quand on a échappé à des dangers très
graves on dit "ha gomél lé 'hayavim tovote" (Toi qui prodigues
Tes bontés à ceux qui ne sont pas dignes).
Poème de 'Hanouka
Beaucoup veulent te tromper et remplacer l'Israël que Tu aimes.
Mais nous, nous avons le secret de Ta fidélité inscrit
en notre chair.
Là, personne ne pourra jamais Te tromper, c'est Ton sceau de
vérité.
Qu'il aiment donc les chants du vent et
les douceurs du soleil,
Qu'ils viennent même te louanger en Ta Jérusalem,
comme les gens s'attroupent autour de la 'houpa pour fêter les
fiancés.
Mais ils ne prendront pas la place de
l'Amant et de Sa princesse Israël,
et, nous, la langue de Tes lettres nous la parlons depuis des millénaires.
En baisers, Tu nous as distillé
tous Tes secrets ;
aucun tableau, aucun totem, aucun orchestre ne vaut Tes lettres.
Avant toute lumière étrangère, nous connaissons
la science de Tes bénédictions,
cette clef empêche que le monde ne se ferme.
En Ta lumière, Israël vit
de Ta lumière.
Nous n'avons rien à faire des paons qui se croient rois et reines.
En 'Hanouka, Ta lumière nous donne toutes les unions,
et Ton union nous transfère toutes Tes lumières
pour qu'Israël soit Ton palais et Ta reine.
Ta bonté en treize mots nous berce
et Myriam, Dévora et Yaël,
dans vos chants la géoula perce.
Quelle femme maintenant peut encore sauver Israël ?
Elle-même, quand elle montre au monde
sa vraie lumière.
Comme Toi, qu'elle ose manifester la lumière d'Israël,
même en Israël.
C'est de nuit, en un instant réduit
que je pourrai Te dire
que ma porte et mon coeur sont ouverts à Ton oui.
Cela dure le temps d'un baiser, d'un regard croisé.
Vais-je parvenir à m'arrêter et à Te regarder, bonheur
et lumière ?
Ou bien encore fuit et filer, discuter, contester et trahir Ton rêve
?
Ce soir, tout est en mon pouvoir :
l'art d'allumer un espace libéré
et, là, je pourrai continuer quelque temps à recevoir
Ta vraie lumière.
Tu m'interdis d'utiliser sans prendre le temps de regarder
Ta puissance entière, réelle, éternelle, qui est
baiser intègre.
Ô 'Hanna, apprends-nous ta confiance
parfaite,
sagesse des femmes capables de faire naître.
Ô Elqana, mari délicat, donne-nous ton regard qui aime
et assure à la femme son éclosion éternelle.
Hachém, daigne ouvrir pour Israël la matrice encore
fermée.
Nous sommes souvent aveuglés par de vaines étincelles.
Toi qui a créé Ta lumière, il suffirait que Tu
nous éclaires.
Non, c'est à nous de faire.
Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
Beauté des 'hanoukiotes des différentes communautés
Les Juifs originaires d'Alsace étaient
majoritaires en France jusqu'à la déportation puis l'arrivée
des Sépharades d'Afrique du Nord. Mais on les trouve aussi bien
en Israël qu'en Argentine où beaucoup, prudents comme ils
le sont, ont fui en 1870 pour ne pas devenir Allemands. Ils sont amicaux,
aimables, serviables, et sont différents des très sérieux
yéké. Ils ont les qualités simples et belles de
cette 'hanoukia d'étain du 18e siècle.

Ils gardent un attachement viscéral à leur Alsace natale
qui apparait sans cesse dans leurs phrases.
L'image est celle d'un Sage actuel de cette
lignée de qualité, R. Chalom Messas, zatsal, reconnu unanimement
comme ayant aimé avec la même égalité tout
Juif de toute fonction et de toute communauté. Symbole de 'hanouka
car il fut jusqu'à plus de 90 ans un combattant victorieux de
la pureté et de la simplicité de la lumière:
Mais voici la 'hanoukiate marocaine typique qui peut avoir des dimensions
plus grandes:
Toujours les oiseaux au sommet, les fenêtres typiques.
Une communauté est nommée, parmi beaucoup d'autres, par
le Ari au début de son ouvrage comme indispensable pour manifester
les portails de la prière et de la présence. C'est celle
des Juifs d'Italie, comme il parle de ceux de Catologne, etc. Je l'indique
pour sortir de la séparation qui n'a aucun sens en deux catégories:
les Achkénazes et les Sépharades alors qu'il y a une multiplicité
de communautés différentes depuis des siècles ou
des millénaires.
Voilà une communauté qui existait déjà au
temps du Temple, qui a subsisté. Elle a manifesté des
qualités uniques pour la diffusion de tous les livres juifs des
autres communautés, et s'est manifesté par un sens esthétique
remarquable dont je vais donner quelques exemples.
Ce Arone ha qodéche qui est dans la Synagogue
sépharade à Jérusalem
et ces 'hanoukiotes italiennes du 18e et
19e siècle, quotidiennes mais qui gardent les mêmes perfections,
et que j'ai pu photographier chez une grande amie, Rina Neher, en 2003,
qui voulait ainsi les communiquer aux lecteurs de Modia. Rina Neher
est décédée après une vie merveilleusement
bien remplie dans l'amour et dans le service de tout le peuple d'Israël,
le Vendredi 30 décembre 2005, 30 Kislev 5766. Que son âme
aille d'élévation en élévation, en compagnie
de son époux André Neher, également inégalable
dans les mêmes qualités. Sa collection, commencée
par son père, Mr Bernheim, vient d'être déposée
dans le musée de Eikhal Chélomo, rue King Georges à
Jérusalem où elles peuvent être admirées.
Lire le lien
consacré à André et Rina Neher. Et la page
sur son oeuvre
d'historienne juive.
Ici on voit mieux le geste de Aharone,
et les deux colonnes du Temple.

Celle-ci appartient probablement aussi
à une famille Lévi
:
On discerne mieux ici la qualité et finesse du travail:
L'élégance majestueuse:
Toujours la coquille du 18e mais légère.
Et dans certaines régions la forme
triangulaire reste modeste,
comme certaines 'hanoukiotes, curieusement du Sud marocain, Rissani.

Souvent, la droiture devient perfection et n'a aucunement besoin des
fioritures.
Nous sommes à la fin du 17e siècle. Et ce sont les deux
colonnes de Yakhine et Boaz.
Ainsi nous sommes face au Temple:
Certaines ont voulu garder le dessin présent sur l'arche de Titus.
Tout ceci uniquement pour rencontrer et apprécier la beauté
de ces Juifs d'Italie.
Que nous puissions ainsi, en chacun rencontré, penser à
la tradition si riche et noble
qu'il porte en lui et dont il est le véhicule aujourd'hui.
A nous de le découvrir derrière l'uniformité du
vêtement contemporain.
Et pour mieux se former à cette découverte,
je vous invite à ouvrir les liens qui sont sur
la page des différentes communautés, ici.
Ne voyez pas des objets,
voyez les êtres qu'ils expriment
et qui sont les étincelles de l'unique âme commune qui
nous rassemble
et qui est à l'image des qualités du Créateur.
Ne jamais faire de ces objets, des matières pour musées.
A vous de développer vos amitiés dans TOUTES les communautés.
Chacun est une des lumières aussi nécessaires les unes
que les autres.
Une pensée vitale pour chaque jour
de 'Hanouka
1e jour:

La lumière de Hanouka est divine, pour cela elle a réussi
à modifier les règles de base de la nature lors du miracle
de la fiole d'huile qui dura jusqu'au 8e jour. Dans ce monde où
nous sommes abrutis par les soi-disants logiques des médias et
des analystes qui veulent nous expliquer que ceci ou cela doit se passer
puisque Bush, ou les Européens ou les Palestiniens ou l'ONU ou
la démographie le veulent pour Israël,
nous devons NOUS RAPPELER que la logique de la lumière divine
qui meut Israël est plus forte, plus belle et plus vraie que toutes
ces autres logiques. Hanouka nous l'a prouvé. VIVONS DE notre
lumière et soyons lumineux en nous par cette seule lumière.
2e jour:
A Hanouka, ce ne fut pas une guerre comme celle de la 2e guerre mondiale
ou de l'Afghanistan où une puissance militaire gigantesque vient
anéantir une civilisation en détruisant villes et habitants
en même temps que les armées. Ce fut une guerre sournoise
par l'influence culturelle étrangère admise qui fait comprendre
par mille séductions que nous devons abandonner nos croyances
et projets, notre identité. C'est la guerre actuelle la plus
réelle contre Israël, dehors et dedans.
En Israël, de plus en plus de Juifs s'engagent auprès de
cette pression étrangère contre leur peuple, contre leur
identité, contre leur terre. On en est au point où, parmi
les politiciens et journalistes, le concours est à celui qui
détruira le plus la dimension juive dans l'Etat d'Israël,
et à celui qui donnera le plus et le plus vite la terre d'Israël.
Au point qu'on en oublie la question toute évidente: "mais
où sera Israël, mais où sera le judaïsme, mais
où sera le destin juif et l'apport juif?".
Cette conception admise actuellement est la guerre culturelle contre
Israël comme au temps de Hanouka.
Hier, la civilisation grecque voulait imposer non des crimes mais ses
valeurs et exigeait la non-pratique des signes du judaïsme et le
serment de fidélité à sa culture sous peine de
sanctions graves.
Hors d'Israël, aujourd'hui aussi, à la même période
où nous fêtons la victoire de nos ancêtres sur ce
genre de conflit, la culture française veut imposer aux Juifs
en France l'abandon de leurs signes religieux dits ostensibles, la neutralisation
et la soumission à la règle concurrente sans compromis.
Cela, simultanément aux motions continues de la France sur le
plan international pour interdire aux Juifs de défendre leur
vie.
Hier, nos ancêtres ont misé sur la pureté de la
pratique de leurs signes, la fidélité et ils ont gagné.
Et le miracle de l'huile en a été le symbole le plus clair.
Tout cela se passe justement à la même période de
Hanouka. Répétition à méditer. Leçons
à en tirer.
Hier la leçon en fut la purification à Jérusalem.
Que tous nos frères vivant dans le monde sous une oppression
culturelle qui veut leur interdire la pratique de leur judaïsme,
montent ainsi le vivre en pureté à Jérusalem et,
que là encore, ils ne se laissent pas vaincre par les mêmes
oppressions des idéologies de cette civilisation externe qui
prétend les y régenter encore.
Quand NOUS allumerons la lumière de la Hanoukia, méditons
tout cela et, en regardant comme cela nous est prescrit la flamme de
la toute-puissance divine qui produit la force de Sa lumière,
sachons tirer les leçons et que nous avons la force et la lumière
pour vaincre ces ténèbres. Pendant cette 1/2 heure, REGARDONS
CETTE LUMIERE DE LA TORAH ET AUCUNE AUTRE, comme quelqu'un qui aime
regarde l'autre et personne d'autre, et décidons d'y être
fidèles.
3e jour
Nous avons le devoir de regarder la lumière de la 'hanoukia,
de la VOIR.
Combien de soucis nous en détournent: qui n'a pas en soi ou chez
ses proches des soucis réels de santé, travail, subsistance,
entente, blessures affectives, échecs, conflits, guerres réelles?
La réponse de Hanouka: nous avons le devoir de sortir notre regard
de tout cela et de le placer SUR la lumière, DANS la lumière,
et de ne pas la quitter pendant au moins une demi-heure. Certains recourent
à juste titre au yoga ou à la méditation et disent
le bienfait qu'ils retirent de ces techniques qui les placent sur un
point offert par une culture millénaire de sagesse réelle.
Nous avons aussi cette technique et elle nous retire de notre médiocrité,
de notre faiblesse et des méchancetés pour nous placer
ailleurs: dans la lumière, dans le meilleur de ce que le Ciel
nous donne et qui est plus fort que les ténèbres dans
lesquelles nous sommes.
J'ai aperçu un instant avec quelle décision et force quelqu'un
nettoyait et améliorait son petit appartement. J'en ai reçu
cette leçon: nous avons le pouvoir d'améliorer et d'embellir,
chacun l'univers qui nous est donné. A nous d'agir, d'allumer,
et de regarder cette lumière qui est déjà 4, de
devenir ainsi cette lumière. Et dire merci. Et demain encore,
et un peu plus encore.
4e jour
Nous devons regarder cette lumière différente de toutes
les autres. Pourquoi? Parce qu'elle est pure, pour bien voir combien
elle est pure. Pour cela, on choisit surtout de l'huile bien pure qui
donne une belle flamme ou des bougies de qualité.
Oui, nous devons nous interroger sur cette pureté: pas un judaïsme
de convention, de nécessité sociologique, faisant partie
du standing et des relations, ni parce que c'est quand même mieux
pour les enfants. Mais un judaïsme qui repose sur une "pureté".
Sur la pureté qu'il y a dans la Torah et qui meut vraiment le
monde.
Un grand examen de conscience pendant cette demi-heure sur la pureté
de notre judaïsme: la Torah et nos commentateurs nous la disent,
on en est souvent émerveillés. Mais la question est: est-ce
cette pureté effective que je vis? Et pas une huile frelatée
qui ne donne pas une belle flamme. Si ma flamme n'est pas belle, il
faut réviser mon huile.
5e jour
On prépare la hanoukia et on l'allume. Mais c'est l'allumage
qui constitue la mitsva. Même si on a étudié, même
si on a élevé les enfants, même si on leur a transmis
la matière de la connaissance de la Torah et de sa pratique,
on n'a encore rien fait si on n'a pas transmis la flamme, pas seulement
la flamme mais la L-U-M-I-E-R-E. Combien de parents ont un souci immense
pour la transmission de la pratique et ont leurs aspirations fixées
sur ce pôle et leur attention est anxieuse pour voir si l'enfant
reste dans ce cadre ou non.
La mitsva n'est réalisée que lorsque la lumière
est donnée, et c'est la lumière prise à la lumière
d'En-haut, celle du chamache qui symbolise le don divin et sa descente
vers nous. Cette lumière est à notre disposition. Imaginons,
pour mieux comprendre, que c'est nous qui avons à agir pour prendre
cette lumière et la porter à ces mèches que sont
les enfants, le conjoint, les autres Juifs. Pas une activité
ni un rôle mais une transmission qui partage LA lumière.
Et tant que la lumière n'a pas jailli pour d'autres par notre
action, nous n'avons pas accompli la mitsva, nous sommes des égoïstes
qui recevons la nourriture et la gardons pour nous. Pendant que les
autres crèvent. Et ensuite on les accuserait d'être des
'hilonim! Seconde erreur de notre part.
Ainsi, Moché savait que nous avions reçu le don des parfums
dans le sanctuaire, et quand le peuple fut en danger, il ordonna à
Aharone de courir parmi le peuple avec ces parfums au pouvoir de vie
divine, et l'épidémie mortelle s'arrêta. Ainsi,
des connaissances que nous avons sur le judaïsme et la Torah. Tant
d'autres Juifs ne les connaissent pas alors que nous les avons reçues.
Si nous ne transmettons pas cette lumière à ceux qui l'ignorent
autour de nous et dont c'est l'héritage, nous faisons un détournement
d'héritage vers nous seuls.
Que chacun traduise tout cela en termes concrets le concernant.
Dès que ma femme (zal) et moi avons commencé à
étudier sérieusement, nous avons organisé dans
notre maison un groupe pour transmettre ce que nous recevions à
nos amis qui ne le connaissaient pas non plus. Et nous avons continué
au fur et à mesure. Non pas comme enseignants de qualité,
mais simplement pour partager la lumière avec les autres bougies.
C'est la mitsva.
Bien des années plus tard, j'ai découvert la lettre émouvante
et déchirante en ce sens que le Grand Rabbin de Jérusalem,
le Rav Chalom Messas (zatsal) écrivit à tous les rabbins
du corps officiel d'Israël pour leur demander d'aller directement
vers tous ceux qui ignorent leur lumière. Elle est publiée
dans Chéméche oumaguène (3e tome, pages 330-331):
6e jour
Nous devons continuer pendant beaucoup de jours à allumer ces
lumières. Nous aurions pu célébrer le miracle en
allumant une seule fois un chamache et en transmettant sa lumière
à une seule bougie ou à une seule mèche d'huile.
et le symbole de l'aide divine aurait été aussi complet.
Pourquoi n'est-ce pas ainsi? Alors que notre désir aussi voudrait
toujours atteindre un miracle qui réaliserait nos rêves
en un instant: la Torah serait réalisée, le Temple fonctionnerait,
le Machia'h serait ici, etc. Le bonheur serait total et immédiat..
Seul Hachém est UN et tout notre monde a été créé
par Lui dans la diversité et la nécessité de la
progression. On veut nous enseigner qu'il faut une grande continuité
dans l'effort. Il n'y a pas de repos pour les tsaddiqim. La descente
de la bénédiction de vie passe par une chaîne d'étapes
avant d'atteindre son but que l'on appelle la malkhoute, la royauté.
Nous espérons chacun ce bonheur. Or il est encore imparfait,
on appelle cette étape: "Rahel pleure ses enfants".
Qui ne souffre en sa propre réalité des insatisfactions
et de l'état imparfait d'Israël?
Nos Sages comme le Ari, zal, disent, à l'occasion de Hanouka,
que dans la vie habituelle qui se réalise selon le rythme du
7, de la semaine, nous devons garder confiance au milieu de l'imperfection
et des difficultés; et cela est exprimé par l'étape
de Netsah (victoire) qui est la 7e étape de la descente de la
bénédiction et qui est résumée dans le verset
de II Samuel 15,29: Netsah Israël lo yéchaqer ("le
vainqueur et protecteur d'Israël ne ment pas et n'est pas versatile,
ce n'est pas un mortel pour qu'Il se rétracte"). Nous avons
l'assurance que l'union entre le Créateur et Son aimée
Israël ou Rahel se fera, mais notre situation est et restera quand
même inconfortable jusque là.
Par contre, à Hanouka, il y a une étape supplémentaire
de franchie, et on dépasse cette stabilité par la réassurance
de Netsah pour arriver à l'étape suivante, la 8e dans
la descente de la bénédiction, qui est celle de Hod, c'est
la louange car la réalisation se concrétise réellement.
Et le nom Hod est conjugué et nous disons un mot qui l'exprime
et en vient: modim, nous remercions et louons. Nous sommes sur le pas
de la porte, encore un peu et nous serons au but. Plus que deux étapes
de lumière.
Donc:
- soyons stables toujours, et croyons que Netsah Israël lo yéchaqer
(le vainqueur d'Israël ne ment pas), étape habituelle de
toutes les semaines.
- en ces jours spéciaux et privilégiés de Hanouka
nous avançons et l'union va se réaliser par Israël
qui va devenir, enfin davantage, la fiancée pure du Cantique
des Cantiques, Rahel heureuse, et nos meilleures aspirations se réalisant
tous ensemble.
Osons rêver ce rêve, le regarder en face quand nous faisons
la mitsva de regarder la lumière de Hanouka, oser croire comme
ceux qui dans l'histoire -sur la terre d'Israël, se sortant des
pressions culturelles externes- ont dit oui lors de Hanouka avec foi
dans la réussite. Ne quittons plus jamais ces niveaux, c'est
ce que l'on appelle: "ces lumières, ha nérote hallalou...
en ces jours-là et en ce temps-ci, ba yamim ha hém, ba
zémane ha zé". Et cela se réalisera comme
cela s'est réalisé.
(Note, voyez la
page consacrée à Rahel, ici).
7e jour
Nous voici à la 7e lumière: la dose maximale du bien que
nous recevons habituellement en chaque bonne semaine.
Effectivement, malgré toutes les difficultés personnelles
ou nationales, nous avons reçu tellement de bontés. Surtout,
nous oublions que ces dons et cette Torah ne sont pas seulement quelque
chose de bien parmi d'autres, mais c'est vraiment LA lumière
qui crée, est plus forte que tout mal et toute contrariété.
Nous sommes en cela arrivés à cette lumière qui
est contenue dans la 7e étape de la descente de la bénédiction
et qui est résumée dans le verset de II Samuel 15,29:
Netsah Israël lo yéchaqer ("le vainqueur et protecteur
d'Israël ne ment pas et n'est pas versatile, ce n'est pas un mortel
pour qu'Il se rétracte"). C'est plus que cela, car cette
fois en la fête de Hanouka, nous avons dépassé ce
niveau comme nous l'avons dit hier, et nous en avons rempli toute une
semaine de cette lumière nouvelle.
Une semaine de la lumière qui est hod, splendeur, rayonnement.
Essayons de prendre conscience de ce privilège, de le ressentir,
de lui donner de s'expanser dans toutes les 7 dimensions qui sont notre
existence: le point où nous sommes, devant, derrière,
à droite, à gauche, en haut, en bas. Si nous le faisons
bien, alors demain sera une excellence de plus encore.
Regardons la réalité sous cet angle, je rentre d'une bonne
visite et je regarde ce monde ainsi créé. Il suffit de
voir cette beauté, fin décembre à Jérusalem,
voici déjà les nouvelles fleurs et le jeu des formes et
des couleurs (le bleu bien sûr, le brun, le vert, le rouge).
Mais il faut savoir placer notre regard vers la lumière et le
bonheur, sinon nous ne vivrons rien,
et nous n'aurions pas vu ce colibri au centre qui vient pour notre joie:
Oui, la vie est belle et ce couple rouge et bleu noir prend vie.
Il est aussi des baisers dans la nature, le colibri plonge dans la fleur
recevoir la bonté de vie.
Même le chat errant ni fréquent à Jérusalem
devient lumière. Tout est don et louange, et beauté.
Pendant ce temps les voitures tournent sans assister à ce concert.Leurs
conducteurs écoutent les banalités de la radio.
Que l'on ne disent plus que la lumière ne crée pas le
bonheur des sens.
En plein décembre, voici les fruits éclatants qui chantent
à Jérusalem, chacun est aussi une lumière de Hanouka.
Et le jeu des couleurs et des formes harmonieuses, et les pierres roses.
Merci et louange.
Je vous donne pour Hanouka ces quelques images de Jérusalem,
tout cela seulement en quelques dizaines de mètres.
Une chose je demande: habiter dans Ta maison à Jérusalem
tous les jours de ma vie.
Pourquoi irais-je habiter ailleurs que dans ce coeur? Ce coeur de Ta
présence, Toi qui est lumière.
Chaque fruit est l'image de tant de bénédictions données,
et pourquoi si peu viennent-ils recevoir ces dons?
(Photos de l'auteur).
8e jour
Tous les beaux enseignements de Hanouka nous ont rappelé que,
vraiment, la lumière de la création et du bonheur est
à notre disposition, elle nous est donnée comme le chammache
est là et il n'y a qu'à prendre la lumière mise
à disposition. Une première idée à bien
intégrer pour ne pas lâcher ce niveau dans le quotidien
et dans les soucis et difficultés.Ne disons plus "si D.ieu
le veut" car Il veut notre lumière et notre bonheur.
Mais, le problème est uniquement de notre côté:
si nous ne prenons pas le gateau qui est devant nous, il ne viendra
jamais dans notre bouche. C'est à nous de prendre la lumière
et de la diffuser. Nous ne le faisons pas, la plupart du temps. A nous
de regarder concrètement notre déficience pour cette action
et de la corriger. Nous avons eu 8 jours de pédagogie pour cela.
Il faut appliquer, maintenant.
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